ONU_Emissions Gap Report 2018

“Le monde commence enfin à s’attaquer à sa dépendance aux combustibles fossiles. Le charbon n’est plus compétitif, et les parcs éoliens et les installations solaires s’intensifient, en Australie, en Europe du Nord, en Chine, en Inde et ailleurs. La mobilité électrique et le covoiturage redéfinissent le transport, surtout dans les villes fatiguées de respirer de l’air pollué. D’énormes progrès en matière d’efficacité énergétique sont réalisés. Le problème, comme la science ici nous dit, c’est que nous ne faisons pas le changement aussi vite que nous avons besoin de le faire…”  Joyce Msuya.  Executive Director. United Nations Environment Programme.

A une semaine de la COP24, l’Organisation des Nations Unies publie sa 9ième édition du Environment Emissions Gap Report.  Ce rapport analyse les données scientifiques les plus récentes, dont le dernier rapport de l’IPCC, et estime les émissions futures. Il met principalement le point sur la différence entre ou’ nous aimerions être et ou’ nous devons être en termes d’émissions, appelant ceci “emissions gap“.

Ce rapport estime qu’en 2017, les émissions globales de CO2 du secteur Energie et industrie ont atteint un sommet record de 53,5 GtCO2e en 2017, soit une augmentation de 0,7 GtCO2e comparativement à 2016 et que les émissions mondiales de GES en 2030 doivent être d’environ 25% et 55% inférieures à 2017 pour limiter le réchauffement planétaire à 2 ° C et à 1,5 ° C respectivement.

Le graphique ci-dessus synthétise une analyse faite sur l’évolution des principaux indices: Gross domestic product (GPD=PIB Produit Intérieur Brut),  Energie Primaire, Intensité énergétique, Intensité carbone, Land Use Change (LUC, Occupation des sols).

Par ailleurs, la part de l’électricité renouvelable dans la production mondiale d’électricité des pays de l’UE-28 a  augmenté de 1,5 % par année entre 2005 – 2014 (AIE, 2016). Ce rapport estime que cette augmentation est liée principalement à la Directive 2009/28/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables et à sa transposition dans les différents états membres.

En revanche, la part du marché mondial des véhicules électriques  est encore faible, avec 3 millions de ventes en 2017 (AIE, 2018). Par contre, en Norvège, les véhicules électriques représentaient près de 39% des voitures neuves en 2017 (AIE, 2018). Un ensemble de politiques multicouches comprenant des incitations financières et des incitatifs comportementaux (p. ex. permettre aux conducteurs des véhicules électriques d’utiliser des voies de bus et un parking public gratuit) a conduit à des ventes élevées de véhicules électriques (Figenbaum et coll., 2015).

La Norvège devrait servir d’exemple, non seulement en terme de moyens/politique de transport mais surtout en terme d’outils incitatifs. P. ex. de subventionnement, d’aides financières et tous les moyens mis en place pour l’encouragement au recours aux véhicules électriques.

L’ONU déclare dans ce rapport que l’année 2018 était la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée, les températures des 10 premiers mois étaient supérieures de 1°C aux valeurs préindustrielles (1850-1900).

 

 

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Author: lidia.rahal@eurosolar.lu